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Le pont de l'Intérêt Local 
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Articles historiques


Le territoire de la commune de Cournonterral est habité depuis des temps les plus reculés. En effet, un tumulus, de nombreuses grottes ainsi que des poteries et du mobilier néolithiques y ont été découvert attestant de la présence d’hommes préhistoriques. Plus tard, le village a été occupé par les romains comme le révèlent des vestiges de villas ainsi que de nombreuses poteries.

Dans son testament d'août 1181, le seigneur Othon de Cournon cède tous ses droits sur la "Marquerose", fief composé de plusieurs communes dont Cournonterral, à l’évêque de Maguelone, subordonné au roi de France.

La forte personnalité les habitants de Cournonterral leur a permis de s'affirmer face aux seigneurs au 13e et 14e siècles pour des histoires d'impôt, de four, de consulat…
En effet, grâce à leur ténacité, le 30 novembre 1238, les co-seigneurs de Cournonterral s'engagent à ne plus percevoir la contribution dite "du Treizième" payés par tous les habitants sans distinction de sexe. C'est la première victoire remportée par les bourgeois de Cournonterral sur leurs seigneurs.
La lutte village seigneurs qui continuait sourdement redevint publique en 1299 pour une histoire de four à pain. Afin de ne plus faire cuire leur pain dans le four seigneurial payant, les habitants de Cournonterral construisent un four commun. Sous la pression des seigneurs, le juge et le Bayle du village ordonnent sa destruction. Une requête est alors adressée puis retirée à l'évêque de Maguelone et au Sénéchal de Beaucaire par le ministère des syndics de la communauté de Cournonterral. Au terme de la procédure, le recteur de Montpellier prescrivit la reconstruction du four local. L'indépendance de la population par rapport à leurs seigneurs s'affirme de plus en plus : droits de dépaissance, de lignerage, agrandissement de l'église… Pour faciliter les négociations, le village doit se doter de représentants légaux et officiels, reconnus comme tels par les seigneurs : Le roi de France, Philippe VI de Valois qui a besoin d'argent, accorde aux cournonterralais en 1344 le droit de consulat contre 500 livres tournois et un cens annuel de 15 sous tournois. Trois consuls et six conseillers sont nommés pour un an mais les seigneurs continuent de s'opposer au consulat. Les habitants dès l'âge de 14 ans sont alors appelés à se prononcer sur sa création : 175 personnes sur les 234 présentes se prononcent pour (pour la première fois on a idée de la composition de la communauté du village). La victoire populaire est nette, mais il faut payer : la communauté décide de s'imposer au onzième des récoltes durant 4 ans. Cependant, la reconnaissance du consulat n'est toujours pas acceptée par les seigneurs. Ce n'est que le 24 juin 1353, après bon nombre d'appels et d'argent dépensé, grâce à l'acharnement de la communauté à vouloir se gouverner soi-même, que les seigneurs acceptent officiellement cette reconnaissance. Cournonterral prend le surnom de Ville affranchie.

En 1365 et 1373, Charles V accorde aux cournonterralais des Lettres de sauvegarde : il les prend "en sa spéciale protection et sauvegarde" et leur permet d'apposer "les armes du Roy, fleurs de lis et panonceaux royaux dans les lieux et endroits où ils seront troublés". En 1395, le village est définitivement réuni à la couronne de France.

La Réforme (1560-1598) les a entraînés dans les luttes de religion. Elle fait son entrée officielle au village en 1561.

En 1609, Cournonterral se retrouve vassale des évêques de Montpellier.

Au 18e siècle, ils combattent avec succès de 1772 à 1793 pour sauver leur patrimoine collectif de l’avidité d’un notable.

Au 19e siècle, ils mèneront une véritable offensive pour défendre la viticulture.

Commercialement, Cournonterral a longtemps été le pôle attractif des communes du sud-ouest de Montpellier grâce à l’organisation de foires importantes sur sa vaste esplanade.

Très attaché à ses traditions, ce village toujours aussi dynamique poursuit son histoire en misant sur le progrès et l’avenir.


Les faits historiques sont tirées de l’ouvrage de Louis Secondy « 10 villages, 10 visages » disponible à la médiathèque municipale.





Le GRAC (Groupe de Recherche des Archives de Cournonterral) a écrit plusieurs articles historiques basés sur les archives communales.

Site du GRAC


Louis Secondy, historien, a écrit plusieurs ouvrages qui relatent l'histoire de Cournonterral.



La plupart de tous ces articles ont été publiés sur le journal communal "Entre Vignes et Garrigues".